collection Beaux-arts

La collection des beaux-arts de la Fondation Gandur pour l’Art rassemble plus de cinq cents œuvres d’art moderne et contemporain. Elle offre un ensemble cohérent, composé essentiellement de peintures européennes d’après-guerre, ce qui en fait la collection d’œuvres de cette période la plus importante après celles du Musée national d'art moderne de la Ville de Paris et du Centre Pompidou.

Point d’orgue de la collection, l’abstraction s’affirme comme la plus dynamique des tendances après la Seconde Guerre mondiale. Elle est ici particulièrement bien représentée par les travaux d’artistes de la Seconde École de Paris comme Hans Hartung (1904-1989), Georges Mathieu (1921-2012), Gérard Schneider (1896-1986) ou Pierre Soulages (1919), ainsi que les œuvres d’autres artistes italiens, allemands et anglais.
Présentée au musée Rath de Genève (en 2011), puis au musée Fabre de Montpellier (en 2011-2012), l’exposition Les Sujets de l’abstraction. Peinture non-figurative de la Seconde École de Paris (1946-1962), associée au catalogue publié par 5 Continents Éditions (Milan), témoignent de la vitalité de la scène artistique parisienne d’après-guerre.

La collection regroupe également un important corpus de peintures réalisées par les principaux fondateurs de CoBrA — Asger Jorn (1914-1973), Karel Appel (1921-2006), Constant (1920-2005) et Corneille (1922-2010) — ainsi que des travaux d'artistes belges, danois, français, néerlandais et suédois qui se joindront par la suite au mouvement.

Enfin, les œuvres de Gilles Aillaud (1928-2005), Valerio Adami (1935), Eduardo Arroyo (1937), Erró (1932), Alain Jacquet (1939-2008), Peter Klasen (1935), Jacques Monory (1924), Hervé Télémaque (1937) ou encore Jan Voss (1936), représentants éminents de la Figuration narrative, occupent une place de choix dans la collection. Bien qu’en rupture avec l’abstraction, le retour au sujet et à la figure continue à affirmer la peinture dans son rôle d’instrument critique mettant au défi la représentation.